Neoruro

18 décembre 2011

Relationnel

Les neoruraux étaient à l'honneur sur France Inter dans Interception d'Yves Decaens. L'émission présentait un couple qui avait monté un café-librairie dans une ancienne bergerie du côté du Puy-en-Velay. Une reconversion réussie pour cette graphiste et cet éditeur venus de la région parisienne. A l'antithèse de cette expérience, Yves Decaens présentait "notre" Guy Floriant poyaudin qui a remporté un vrai succès avec son livre "Je hais la campagne, ma femme adore". A l'écoute des deux expériences opposées et en réfléchissant à la mienne, je me disais que finalement seules comptent les relations que l'on instaure avec le milieu rural que l'on intègre. Notre manière d'être, notre façon de nous présenter, notre humilité… La campagne, ça se mérite peut-être ?

plan3 La maison vieille

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08 août 2011

Vivre à la campagne… Toujours…

Article de Guillaume Chocteau (Ressources Solidaires)

 

Aujourd’hui en France, 25 millions de personnes vivent dans une agglomération de plus de 200 000 habitants (source INSEE), soit près de 40 % de la population. 11 millions d’entre eux, confirment aujourd’hui leur désir de campagne et leur souhait d’y vivre un jour sans pour autant rejeter la ville révélant ainsi les nouveaux phénomènes de mobilité et de cycle de vie des ménages. Si l’attrait des campagnes reste avant tout résidentiel, les campagnes sont aussi perçues aujourd’hui comme des lieux d’activités professionnelles pour 22% des migrants potentiels. Pour capter ces migrants potentiels, un double enjeu doit être relevé par les territoires ruraux : préserver leur territoire comme lieu de vie et d’activité et répondre aux besoins d’information tant sur leur offre des potentiels d’activités et d’emplois que sur leur offre d’accompagnement et d’intégration.

Les citadins rêvent de vivre à la campagne

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et le confirment. La campagne est et reste attractive. Aujourd’hui, 43% des citadins habitants dans des agglomérations de plus de 200 000 habitants, soit près de 11 millions de personnes, expriment un désir de campagne. Parmi eux, 2,365 millions affirment leur souhait d’engager des démarches concrètes d’installation dans les 5 années à venir. Les motivations premières de ces citadins restent principalement la recherche d’une meilleure qualité de vie (66%) et d’une meilleure qualité de l’environnement (60%). En revanche, pour les citadins qui n’expriment pas le souhait de vivre à la campagne, les principales raisons sont le manque de commerces de proximité (56%) ainsi que le manque d’installations et d’activités culturelles et de loisirs (41%). A noter que la question de l’intégration à la vie locale ne représente que 9% des freins évoqués.

Parmi ces citadins qui désirent vivre à la campagne, le sondage révèle que cela concerne plus d’un jeune sur deux de 18 à 35 ans (53%) ! Globalement, ce souhait touche principalement les actifs (la classe d’âge 25-49 ans) -ouvriers (60%), professions intermédiaires (48%), professions libérales et cadres supérieurs (47%)- les retraités n’étant que 17% à exprimer ce souhait, ceci allant peut-être à l’encontre d’idées reçues. Les principaux freins évoqués par les retraités : le manque de commerces de proximité (56%) et le déficit en matière d’offre de service de santé (53%). En revanche, pour les jeunes, si le manque de commerce de proximité représente aussi un frein (59%), c’est le manque d’installations et d’activités culturelles et de loisirs qui est cité en seconde position (54%).

Notons que le manque de perspectives professionnelles arrive en 3ème position (42%). Si le désir de campagne est confirmé, il ne se construit pas pour autant sur le rejet de la ville. En effet, 91% des citadins se déclarent être globalement satisfaits de vivre dans une agglomération. Seul 5% déclarent mal vivre la ville. Ces données, peuvent apparaître paradoxales mais semblent révéler ces phénomènes de mobilité et de cycle de vie des ménages (identifiés par l’INSEE) qui indiquent la succession de temps ou l’on habite plutôt en ville, plutôt à la campagne selon ses aspirations et ses moyens.

Les espaces ruraux perçus comme des territoires porteurs d’avenir

L’image de la campagne est aujourd’hui renouvelée. En effet, près de 2/3 des citadins (59%) voient dans les espaces ruraux des territoires d’avenir. Ainsi l’influence négative du contexte économique, énergétique et environnemental actuel sur l’attrait exercé par la campagne reste limitée. Moins d’un citadin sur cinq (19%), souhaitant s’installer à la campagne, se sent désormais moins attiré par elle. L’impact négatif est nul sur les plus déterminés, à savoir ceux voulant engager des démarches dans les cinq ans.

La campagne pour y faire quoi ?

Si l’attrait des campagnes restent avant tout résidentiel (retraite 50% et lieu de résidence pour les actifs 28%), les campagnes sont aussi perçues aujourd’hui comme des lieux d’activité professionnelle pour 22% des migrants potentiels. Ce sont plutôt les jeunes (30% des moins de 35 ans, contre seulement 14% des 35 ans et plus) et des personnes sans attache (27% des citadins sans conjoint dans leur foyer) qui envisagent cette éventualité.

Notons que ce souhait d’activité professionnelle se caractérise pour 45% par l’entreprenariat et pour 55% par le salariat (à mettre en relation avec les problèmes récurrents exprimés par les entreprises en milieu rural sur leurs fréquentes difficultés à recruter). 8 de ces migrants potentiels sur 10 déclarent même être prêt à accepter une baisse de leur revenu pour réaliser leur projet d’installation. Ces données semblent confirmer l’importance grandissante donnée au « projet de vie » dans les motivations d’installation sur les territoires ruraux.

Quelle campagne et pourquoi ?

Même si la présence de commerces de proximité (36%), d’infrastructures de transports (31%) et de services de santé (27%) sont des critères importants guidant le choix du territoire d’accueil, c’est plutôt la combinaison et la répartition équilibrée de ces éléments qui importe dans le choix d’installation. L’enjeu pour les campagnes est bien ici de pouvoir préserver l’éventail des fonctions et des aménités (services, équipements, logements, vie sociale et culturelle, activités économiques…) nécessaires à l’attractivité des territoires.

D’ailleurs sont cités comme dispositifs ou initiatives susceptibles d’aider à la mise en oeuvre des projets d’installation, des actions en faveur de l’intégration (52%), des actions en faveur de l’achat ou de la location de logements (48%), des actions en faveur de l’emploi ou de la création d’activités (41%).

L’enjeu de l’information dans le passage à l’acte

Si près d’un migrant potentiel sur deux (47%) souhaitant s’installer dans les 5 ans en milieu rural affirme savoir vers quelle personne ou quel organisme s’adresser pour engager ses démarches, ils ne sont plus que 2 sur 10 (21%) à déclarer disposer déjà de toutes les informations utiles et nécessaires à la mise en oeuvre leur projet. Plus dommageable, il apparaît un déficit d’information sur l’offre des potentiels d’activités (51%) et d’emplois (43%) des territoires. De la même manière, un migrant potentiel sur deux déclare être mal informé sur l’offre d’accompagnement et d’intégration pouvant être proposée par les territoires.

On comprend là tout l’intérêt (d’ailleurs plébiscité, 22% soit 550 000 personnes) de l’organisation de salons ou de foires spécialisés consacrés à la thématique de l’installation en milieu rural.

 

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01 juillet 2011

Nouvelle page

C'est à des petits détails comme ça que l'on reconnait l'importance d'un phénomène. Les néoruraux ont dorénavant leur page sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9oruraux#Les_n.C3.A9oruraux_en_France

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16 mars 2011

Lobbies pharmaceutiques

Qui se souvient que grâce à l'Europe et les lobbies pharmaceutiques, nous n'avons plus le droit d'utiliser le purin d'orties et d'autres recettes de grand mère pour le jardinage ou le potager. Bientôt, il va en être de même pour les tisanes et autres herbes de la médecine traditionnelle chinoise, si nous laissons faire les députés européens sous influence.

Regardez ce petit argumentaire et signez la pétition : http://www.defensemedecinenaturelle.eu/

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02 juillet 2010

La territoriale en question…

Réunionite aigue, impression de s'ennuyer, notes copiées-collées, pas de véritable travail… La fonction territoriale est plus qu'un long fleuve tranquille…
Pour avoir dénoncé  ces travers dans un pamphlet et pourtant sous couvert d'anonymat, Aurélie Boulet, alias Zoé Sherpard, risque l'exclusion du Conseil régional d'Aquitaine. Heureusement, l'effrontée bénéficie d'une bonne couverture médiatique…

liste non exhaustive d'articles :
le Figaro
Sud-Ouest
sur son profil Facebook

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20 mai 2010

OGM again

Il y a deux ans, un agriculteur poyaudin avait fait pousser du maïs OGM de Monsanto, alors que la région Bourgogne n'avait pas franchi le pas. Aujourd'hui, où l'on parle d'une nouvelle pomme de terre génétiquement modifiée, la commission européenne donne la possibilité d'entendre une pétition d'un million d'Européens. Alors si vous avez envie d'être entendu, c'est le moment de signer cette pétition.
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20 février 2010

Planète durable

Le salon de la consommation durable aura lieu du 25 au 28 mars porte de Versailles.

http://www.planete-durable.com/

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28 novembre 2009

Noël à l'épicerie

Les Créacteurs en Puisaye ouvriront leur boutique pour Noël. Toutes sortes de cadeaux à trouver.

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07 juillet 2009

Jardiniers du dimanche ou personnel mal formé... Danger !

par André Momerency (Article paru initialement dans "Verts Infos 89" n°95 de janvier-février 2009)

                   

Au travers des pratiques des jardiniers « du dimanche » ou des personnels communaux mal informés, l’utilisation des produits phytosanitaires empoisonne l’environnement.

Aujourd’hui, en ville et sur les espaces extra-urbains, il devient urgent de passer au « 0 phyto ». Les communes n’ont aucun devoir de production agricole. Et pourtant, les consommations urbaines rapportées à l’hectare dépassent allègrement celles utilisées en agriculture.

D’autant que les surfaces traitées sont très souvent imperméables (bitume, dallages…). Il en résulte que les matières actives des produits sont lessivés à la moindre pluie et finissent à la rivière via le réseau de collecte. Il faut savoir qu’entre 60 et 80% de ce que l’on épand en agglomération ne sert à rien sinon à empoisonner les milieux aquatiques et les eaux de captage !

On retrouve encore aujourd’hui dans les nappes phréatiques, des produits qui sont interdits depuis plus de 15 ans, des molécules dangereuses jadis autorisées et qui ont passé tous les stades de l’agréation.

Les matières actives sont des poisons, même diluées à 100 000 fois, elles sont mortelles pour les cellules des embryons ! (cf.résultat d’une étude sur le Round up® menée par l’université de Caen par le chercheur Gilles-Eric Séralini). La matière active de cette bombe à retardement est le glyphosate. Mais le mélange de différents constituants adjuvants du Roundup® amplifie l’action du principe actif de l’herbicide. Un de ses produits de transformation (l’AMPA*) peut être encore plus toxique. Cela est grandement sous-estimé par la réglementation actuelle qui ne tient pas compte de ces phénomènes et continue de fixer des Limites Maximales de Résidus (LMR) pour le glyphosate et ce, quelle que soit sa formulation de vente !

Les chiffres sont éloquents. Selon les études (non publiées publiquement) effectuées par le groupe Monsanto lui-même, un niveau de dégradation biologique, de 2 % seulement, peut être obtenu après vingt-huit jours. De fait, des prélèvements effectués en 1998 dans les eaux bretonnes ont révélé que 95 % des échantillons présentaient un taux de glyphosate supérieur au seuil légal de 0,1 microgramme/litre, avec des pointes à 3,4 microgramme/litre dans la Seiche, un affluent de la Vilaine. Ce qui est plus alarmant, c’est que la consommation de l’herbicide a été multipliée par deux entre 1997 et 2002.

Le glyphosate, un poison

Vous vous souvenez sûrement de la publicité sur le Round up® avec Rex le chien et le slogan "Round-up ne pollue pas l’os de Rex". Et bien un ancien dirigeant de Monsanto France et un responsable de la distribution du produit ont été condamnés pour publicité mensongère par la cour d’appel de Lyon qui a réclamé 15 000 euros d’amende pour chacun et la publication du jugement dans le quotidien Le Monde ainsi que dans une revue de jardinage. Ce sont les associations Eaux et Rivières de Bretagne, et Consommation, logement et cadre de vie, qui avaient sonné l’alarme.

Au nom de quoi avons-nous le droit de fermer les yeux sur de telles pratiques ?

Non seulement nous détruisons notre environnement, mais l’utilisation des désherbants en particulier est très dangereux pour l’applicateur et les citoyens.

Combien utilisent toutes les précautions adéquates pour mettre en œuvre les produits, les préparer, les transporter, les stocker, les épandre, les recycler… ?

La plupart des communes stocke ces produits dans des locaux inadaptés, quelques fois même directement dans les vestiaires des agents communaux. Pourtant une législation très stricte encadre toutes les étapes de manipulation des produits, allant de leur achat à leur élimination. Seulement trop peu de personnes en ont connaissance.

Les époques et les protocoles d’application ne sont que très rarement respectés, il en va pourtant de l’efficacité du produit. Il ne sert à rien de pulvériser une adventice par des températures trop froides ou trop chaudes. Il faut absolument respecter la fourchette de température entre 5°C et 25 °C. En dehors de ces écarts, la plante n’est pas réceptive et le produit appliqué ne permet pas d’obtenir le résultat recherché. Un vent supérieur à 5 km/h, une hygrométrie insuffisante, un vent de secteur Est, des buses inadaptées…sont autant de causes qui altèrent l’efficience des produits.

Quelque soit la matière active employée, elle pénètre dans le corps humain par différentes voies : les orifices respiratoires, la muqueuse des yeux, les pores de la peau…Une partie est éliminée par le foie et d’autres organes, le reste est piégé dans les tissus adipeux.

Une tenue spéciale doit être portée et la procédure d’habillage, de déshabillage et enfin de destruction doit être respectée à la lettre. J’ai vu beaucoup de personnes qui utilisent ces tenues (et elles sont rares…) les porter toutes la saison de désherbage. Il en est de même pour les masques de protection qui ne sont pas adaptés et qui trainent sur le tableau de bord du véhicule de service etc.

Combien de personnes pulvérisent encore en pantalon court et maillot sans manche ? J’ai constaté sur ma commune un agent traitant en tenue légère et de surcroit une zone de non traitement (ZNT). Il faut le savoir, sur certaines zones, les épandages sont interdits. Une distance de 5 mètres doit être respectée le long des cours d’eau.

Que l’on se rassure, certaines entreprises agrées ne font pas mieux. J’ai assisté à un traitement sur la ville d’Auxerre consternant : pas de protection individuelle adéquate, pas de signalisation des zones de traitement aux citoyens. Plus aberrant : l’opérateur qui laisse couler la buse en continu sur des dizaines de mètres d’asphalte (zone imperméable) et qui finit par changer de trottoir dans le but de traiter des surfaces dépourvues de toutes mauvaises herbes !

En plus de la facture salée que nous faisons payer à notre environnement, et que nos petits enfants n’ont pas fini de rembourser, c’est un poste qui coûte cher aux communes.

Et pourtant le glyphosate est employé dans toutes les communes de France quelque fois dans des proportions à faire frémir.

En effet, lors d’organisations de stages de formation, je me suis rendu compte que certaines communes épandaient jusqu’à quarante fois la dose nécessaire pour le désherbage des trottoirs. Faites les comptes !

Il est urgent de sortir de ce lobbying, car un seul en profite, c’est le géant Monsanto, qui réalise la moitié de son bénéfice sur la vente des désherbants, qu’on se le dise.

N’oublions pas qu’il existe les méthodes alternatives et la binette. Et que la biodiversité dont on parle tant dans les médias a sa place en ville : laissons la s’exprimer.

*acide aminométhylphosphonique

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22 juin 2009

Vivre à la campagne

C'est la cinquième édition de Projets en campagne, les journées sur le télétravail et la néoruralité à Limoges. Ce salon est le rendez-vous à ne pas manquer pour ceux qui désirent vivre au vert.


Projets en Campagne : Vivre et travailler au Vert ! - 2 -
envoyé par collectifvillecampagne. - L'info video en direct.

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