Neoruro

En 5 ans, plus de deux millions de Français ont quitté la ville pour s'installer à la campagne. 2,4 millions d'autres néo-ruraux sont attendus d'ici à 2008. Ce blog leur est dédié, parce que le calme de la campagne n'est pas de tout repos…

27 mars 2008

Contre tous contre

Du 5 avril au 4 mai, l'association les Créacteurs en Puisaye vont exposé à la ferme du château chez Jean-Clarance Lambert.
Le vernissage aura lieu le 5 avril 2008 à 17 h.

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11 mars 2008

Mortsanto

Je ne suis pas un hesbiolah, comprenez je ne suis pas un forcené du bio, mais là, après avoir vu l'émission "le monde selon Mosanto" sur Arte, c'est autre chose… Le très bon reportage de Marie-Monique Robin a pris le parti de démarrer son enquête par des recherches sur internet comme n'importe quelle personne qui voudrait en savoir plus et se forger elle-même son opinion. Et il faut avouer que c'est édifiant… Encore pire que je ne le pensais… C'est vrai qu'après l'expérience de la semence Terminator (dont le reportage n'a pas parlé), on savait que la firme n'avait pas un très bon karma, mais en fait, il est clair que cette société ne recherche que le profit au détriment de la vie humaine, animale et végétale… Une société qui sème la mort comme à sa grande époque de l'agent orange sur le Viet Nam…

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21 février 2008

La vie à la campagne, c'est rock & roll

Une petite vidéo (publicitaire) pour montrer que la vie à la campagne, c'est fun…

http://www.youtube.com/watch?v=B1slFbqQ3Sg

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11 février 2008

Toujours ça de moins!

Après le malencontreux épisode du mais Monsento 810 en Puisaye, voici enfin une bonne nouvelle avec la liste des produits, insecticides et autres, retirés en 2007 en France… Nous nous sentons déjà mieux…

liste 1 des produits retirés

liste 2 des produits retirés

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17 janvier 2008

Les copains d'accord

L'association "Les copains d'accord" anime le village de Champignelles. Issue de l'ancienne association des artisans, commerçants et travailleurs indépendants (ACTI), les copains d'accord organise le samedi 26 janvier le concert acoustique du groupe Solame. Venez nombreux!

concertSolame

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03 janvier 2008

Voeux, vaches, cochons

Le blog Neoruro vous souhaite une très bonne année 2008 que vous soyez en ville ou à la campagne. N'oubliez pas que le plus important est de bien respirer…;-)

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29 novembre 2007

Vive le Québec néorural!

Quand je fais des recherches sur la néoruralité, je me rends compte à quel point le Québec est à la pointe du sujet…
Par exemple, le site Solidarité rurale du Québec est un portail très complet, contenant une foule d'informations…
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08 novembre 2007

La néoruralité en Allemagne

      

      

             

Interview de Werner Baetzing réalisée pour la chaine Arte.

                    

( Werner Baetzing est professeur de géographie culturelle à l’Université d’Erlangen-Nuremberg ; ses domaines d’activités en qualité de chercheur et d’enseignant sont notamment le développement régional dans l’espace rural et les concepts de l’aménagement régional du territoire).
      
      
           

                           

          Monsieur Baetzing, la vie à la campagne a longtemps été considérée comme démodée, anachronique, et les ruraux comme des cul-terreux. Puis vint une époque où ça faisait très chic de retourner à la terre. Quelles sont les tendances actuelles ?

Cette idée d’une ruralité attardée, isolée, s’oppose régulièrement à une autre image d’Epinal, celle d’une campagne bucolique où l’on vit bien et où l’on est en bonne santé. On met toujours en opposition la ville et la campagne : soit la Babylone dépravée de la Bible est mise en contraste avec une campagne idyllique, authentique ; soit la ville est synonyme de progrès, d’une culture riche et variée, et la campagne est considérée comme retardataire. On connaît cette dualité depuis la naissance des villes, il y a quelque 3000 ans, c’est parfois l’une, parfois l’autre image qui domine, selon l’esprit du temps. En France comme en Allemagne, la campagne est perçue depuis les années 1970 comme un endroit où il fait bon vivre. Beaucoup de citadins retournent à la terre parce qu’ils en ont assez de la ville qui, pour eux, est le lieu où l’on travaille mais où l’on ne vit pas vraiment.

Comment les ruraux et les citadins se perçoivent-ils les uns les autres ? Qu’est-ce qui prévaut, les préjugés ou les regards envieux, ou les deux à la fois ?

Les choses ont beaucoup évolué. Depuis peu, les modes de vie se ressemblent de plus en plus. Le vieux village d’antan, tel qu’on l’a encore connu peu après la Deuxième Guerre mondiale, était une communauté forcée : il fallait s’entendre avec les gens, faire avec. La collectivité contrôlait la vie sociale et la population se comportait comme l’exigeait cette collectivité villageoise, ou comme ça se faisait dans un cadre rural donné. En revanche, le comportement moderne correspond à une communauté d’intérêts : je n’ai de contacts qu’avec les gens avec qui j’ai envie d’en avoir, et qui me conviennent. Ce comportement « urbain » s’étend de plus en plus aux campagnes. On observe un certain nivellement. Ce n’est pas pour rien que les citadins se sentent de mieux en mieux à la campagne.

D’après ce que vous dites, l’antagonisme entre la ville et la campagne est donc en train de disparaître et les moyens de communication modernes y contribuent.

Exactement. On voit apparaître des modes de vie moins déterminés. Certaines thèses, un peu provocatrices, affirment même qu’il n’y a plus de villes et de campagnes, seulement une « ville intermédiaire ». Ce qui veut aussi dire que les différences continuent un peu d’exister. Le processus s’est mis en place au début du 20e siècle, avec les mass médias. Dans les villages allemands, on a vu arriver la presse écrite vers 1900, la radio dans les années 30 (les nazis en favorisaient l’extension), la télévision dans les années 60. Tous ces éléments ont contribué à aplanir les différences entre la ville et la campagne. Aujourd’hui, avec l’Internet et les médias électroniques, nous assistons à une étape supplémentaire, mais dans l’ensemble, le processus est déjà bien avancé.

Le télétravail devient de plus en plus courant. Pour les régions rurales, n’est-ce pas une chance de repeuplement ?

Théoriquement seulement. Toutes les études empiriques montrent que ce n’est pas le cas. Un poste de travail moderne doit remplir deux conditions majeures. La première, c’est la capacité à innover, la créativité : deux choses qui, aujourd’hui encore, se concentrent dans la ville. Et qui sont liées à la proximité, au contact non planifié. Ces possibilités de rencontres fortuites sont très importantes pour l’innovation et la créativité. Dans un village, avec ce type d’entreprise, on est isolé, ce genre de contacts spontanés, tels qu’on les connaît en ville, est exclu. La deuxième condition majeure, c’est de connaître les nouvelles technologies, de savoir les manipuler, et ces gens-là préfèrent normalement la vie urbaine.

25 % environ de la population française vit à la campagne, contre quelque 15 % en Allemagne. Peut-on en déduire que la France est un pays beaucoup plus rural que l’Allemagne ?

Ce ne sont pas des chiffres comparables. Sur le plan administratif, le seuil de la ville ou de la communauté urbaine est fixé à 2000 habitants en France, alors qu’il s’élève à 20 000 en Allemagne. On peut dire qu’en France, les régions rurales éloignées des grands centres sont beaucoup plus vastes qu’en Allemagne ; les système allemand étant non centralisé, l’urbanisation est plus dense et les espaces ruraux « périphériques » sont relativement limités. La forêt Bavaroise ou le Sauerland (nord du massif schisteux rhénan) sont des régions quasi périphériques alors qu’en France, il y a beaucoup plus d’espace entre chaque conurbation.

Peut-on en déduire qu’en France, la vie à la campagne est différente de ce qu’elle est en Allemagne ?

Oui, c’est le cas, également parce qu’elle évolue différemment. En France, de nombreuses régions rurales défavorisées continuent de se dépeupler alors que ce n’est pas le cas en Allemagne, du moins sous cette forme. Une situation que décrit parfaitement le titre du livre : « Paris et le désert français ». Il y a la mégapole Paris, avec ses douze millions d’habitants, et tout autour, la campagne, avec une très grande disparité entre les deux. D’un côté Paris, métropole culturelle, et de l’autre la province. En Allemagne au contraire, on a un grand nombre de ces petites villes qui résultent du morcellement historique des Etats allemands de sorte qu’aujourd’hui encore on tombe, dans les coins les plus reculés, sur d’anciennes capitales régionales, les « villes résidences ». En Allemagne, la ville et la campagne sont beaucoup plus intimement imbriquées qu’en France où le contraste entre Paris et le reste du pays est très marqué.

Si je suis bien informée, les communes françaises sont généralement beaucoup plus petites, il y a donc davantage de très petits villages.

Il n’y a jamais eu en France de « remembrement » des communes, c’est pourquoi aujourd’hui encore, on en compte près de 40 000. En Allemagne, les communes sont de plus grande taille. Si vous regardez une carte indiquant la délimitation des communes, vous verrez que le réseau français est très finement maillé alors que le réseau allemand est beaucoup plus aéré.

Peut-on dire de quelqu’un qui a grandi dans une métropole qu’il restera toujours un enfant de la ville ? Ou bien est-ce l’inverse, ressent-il davantage le désir de se retirer à la campagne ?

C’est possible, en effet. Et là, nous observons assez fréquemment un phénomène inédit : le citadin qui se met au vert et veut adopter un mode de vie nouveau. Les Français appellent ça la « néoruralité ». Quand les néoruraux ont soudainement fait irruption dans les campagnes, ils ont surpris le monde paysan, le contact n’a pas toujours été facile. Quand un citadin s’installe dans un village et veut absolument se faire passer pour un rural, il provoque les gens du cru qui, eux, ont abandonné ces comportements « paysans » : ils se sont modernisés, ils travaillent en ville, ils ne font plus qu’habiter à la campagne. Ces gens qui tentent de ruraliser la vie à la campagne connaissent de grandes difficultés d’acculturation.

Les propos de Werner Baetzing sur la vie à la campagne, en France et en Allemagne, ont été recueillis par Katja Dünnebacke pour ARTE en juillet 2005.

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30 octobre 2007

Le bon choix

Me voici à la capitale pour un voyage express. Dès la fin de l'A6, la gorge et le nez me piquent, me rappelant que je ne suis plus habitué à la pollution. Dans la voie d'en face, à la sortie de Paris, plus une seule voiture, l'autoroute semble vide. Soudain, des girophares, une trentaine de voitures officielles. C'est notre cher Président qui va à Orly prendre son avion pour la Corse. Il a donc fait fermer l'autoroute...

Je vais rester coincer deux heures dans les embouteillages. Je trouve la conduite des gens agressive, les  publicités plutôt moches... Bref, j'ai fait le bon choix de vivre à la campagne.paris

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24 octobre 2007

Rencontres de Puisaye-Forterre

Demain, c'est le grand jour. J'anime les rencontres de territoires en Puisaye-Forterre. J'ai un peu le trac tout de même, mais j'espère surtout que cela va intéresser les Poyaudins.

X.L.

le résumé des interventions

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