16 septembre 2008
Art dans les cours et jardins
Comme chaque année depuis… heu… un an en fait, l'association des Créacteurs en Puisaye organise art dans les cours et jardins du 4 au 12 octobre à Saint-Sauveur en Puisaye.
A ne pas manquer (ce n'est parce que j'y participe cette année que je dis ça… ;-)
08 juillet 2008
Concerts en campagne
La poèterie est l'ancienne briqueterie de Saint-Sauveur. Cet endroit incroyable va connaitre une première série de concerts les 11 et 12 juillet prochains. N'hésitez pas à y aller, ne serait-ce que pour visiter l'usine.
20 mai 2007
Grand Prix de Puisaye
Grand Prix de Puisaye
Vidéo envoyée par neoruro
1ère édition du Grand Prix de Puisaye
07 mai 2007
Parisien tête de chien, néoruraux tête de veau
C'est avec consternation que nous venons d'apprendre avec ma femme, mon
épouse, ma moitié, que dis-je, ma mie ; nous venons d'apprendre donc,
que nous sommes des néo-ruraux...
Oh, le vilain mot ! L'horrible néologisme ! Déjà dans ma jeunesse qui
est loin maintenant (c'est toujours comme ça, dès 25 ans, notre
jeunesse est loin...), on m'avait donné des noms d'oiseaux. A l'époque,
je ne connaissais pas ma femme, mon épouse, ma moitié, que dis-je, ma
mie et je vivais sur une péniche à Conflans Saint-Honorine, j'étais
alors devenu un "pénichard", surnom que donnent les bateliers à ceux
qui rachètent des péniches pour y habiter.
Dans le style insulte idiote, un jour où, jeune conducteur et jeune
normalien, je venais de reculer dans un pare-chocs forcément mal placé,
un automobiliste avait repéré mon autocollant "Maif" sur le pare-brise
et m'avait crié :
- Va donc, hé, instit !
C'est vous dire si des insultes j'en ai eu dans ma vie, mais là, à quarante ans, après avoir été punk, mono, normalien, instit, pénichard, gagman (auteur de gags par forcément drôles), bulleur (j'écrivais des bulles dans l'émission "des clips et des bulles" sur m6), localier (l'Yonne Républicaine, ça vous dit quelque chose ?), nain de jardin (sur France Bleu Auxerre), me voici néo-rural, une nouvelle catégorie dans mon destin. Je savais qu'en m'installant en Puisaye, je devenais Poyaudin, mais Poyaudin néo-rural, ça fait un peu beaucoup...
Après avoir accusé le coup, j'ai commencé à réfléchir à mon état. Par exemple, la dernière fois où j'avais été à une soirée à Paris, la réaction de mes amis d'enfance devenus tous "Bobos" (bourgeois bohèmes et encore le philosophe polémiste Alain Soral parle de "Lili Bobo": libéral-libertaire bourgeois-bohème). Ces amis m'avaient reçu avec une certaine condescendance un peu envieuse, comme si j'arrivais en tracteur d'une vie plus pure.
- Ah ben, t'arrives enfin de ta campagne profonde !
- Heu... Oui, mais j'ai eu surtout du mal à me garer un samedi soir dans le seizième arrondissement, comme tout le monde...
Je passais ma soirée à faire des comparaisons, de style, d'habillement
et même de vocabulaire. Finalement, je ne remarquais qu'une seule
différence avec eux, c'est qu'en sortant, ma voiture avait été enlevée
par la fourrière. Il faut dire que je m'étais garé devant chez Edouard
Balladur, un crime de lèse-majesté. Quand on vit à la campagne, il y a
des réflexes que l'on perd... J'étais devenu vrai provincial, du genre
qui sourit dans le métro et qui se fait retirer sa voiture !
C'est peut-être ça, un néo-rural ? Un gars de la campagne, mais qui a connu la ville avant et qui fait tout pour l'oublier...
Car en fait, ces genres d'allusions sur la campagne, on me les fait aussi à Auxerre ou à Joigny :
- Ah ben, t'arrives enfin de ta Puisaye profonde !
D'ailleurs, vous n'avez jamais remarqué que la campagne est forcément plus profonde chez les autres ?
Pour finir de me rassurer, je suis allé à la soirée qu'organise chaque année le château de Ratilly pour fêter l'équinoxe. Je me retrouvais dans mon monde, au milieu des notables et des artistes poyaudins, accompagné de mes collègues du Pays de Puisaye-Forterre, quand mon ami Max fit une entrée fracassante, embrassant l'assistance et jetant à ma vue :
- Mais c'est plein de Bobos ici !
J'étais de nouveau perplexe...
X.L.







